samedi 29 mars 2025 -

Retour sur le pèlerinage diocésain à Drancy et à la Synagogue de Paris

Une journée poignante

Le 17 mars, 63 sarthois ont vécu une journée de pèlerinage mémoriel sur le thème « De la transmission de la mémoire de la Shoah à la découverte du judaïsme vivant aujourd’hui. »

Témoignages

Visite du mémorial de Drancy. Emotion très forte… Recueillement… Prière autour du mémorial de la Shoah. Deux guides remarquables nous détaillent l’organisation de cette « antichambre de la mort », et le martyr des juifs de France victimes de la barbarie nazie. Impossible d’imaginer l’inimaginable ! Le groupe, réceptif à tant d’horreur, reste respectueusement silencieux.

À la grande synagogue de la rue Copernic, un accueil extraordinaire nous est offert. La plupart des pèlerins du jour entrent pour la première fois dans un lieu de culte juif. Nous sommes reçus comme des frères : joie de découvrir cette grande proximité avec nos frères juifs ! La simplicité, le dynamisme, l’humour, et la disponibilité du rabbin Philippe Haddad nous procure un enthousiasme merveilleux. Nos questions fusent, les réponses sont toujours joyeuses et spontanées ! Incroyables échanges ! Nous recevons plus que ce que nous pouvions imaginer !

Tout ce qui nous a été offert au cours de cette journée restera gravé dans nos cœurs et dans nos mémoires.

Merci au père Christophe Le Sourt et aux organisateurs du service des Pèlerinages.

Anne d’Argouges

Merci au Père Christophe Le Sourt pour les explications très claires qui ont bien permis de comprendre aussi bien la visite à Drancy, que celle de la synagogue à Paris.

J’ai été aussi très touchée par le temps de recueillement à Drancy, très simple mais profond et symbolique, un vrai cœur à cœur avec toutes les victimes innocentes, me posant la question « Que puis-faire pour honorer leur mémoire et essayer d’être actrice de paix dans ce monde si troublé ? »

Ensuite, à la Synagogue, quelle joie de voir la foi si vivante du Rabbin ! Son témoignage, les réponses aux questions posées, m’ont permis de mieux connaître les juifs et leur religion. Si beaucoup de choses nous séparent, je retiens cette foi commune en un Dieu d’Amour.

Chantal Rocheron

Grâce aux interventions de madame Danielle Guerrier, du père Christophe Le Sourt et du rabbin Philippe Haddad, nous avons plongé directement dans l’histoire de nos frères juifs. Cette plongée au cœur de l’histoire nous donne envie de lire (ou relire) les livres :

  • Déconstruire l’antijudaïsme chrétien, de la Conférence des évêques de France, service national pour les relations avec le judaïsme, préface du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia – éditions du Cerf
  • Quand Jésus parle à Israël – Un rabbin lit les Évangiles, de Philippe Haddad – éditions Dervy

Barbara Cloître

Chaleureuse douceur d’un car de chrétiens. Le soleil rouge sang se lève. À Drancy, émotion largement palpable devant le wagon qui transporta les juifs vers Auschwitz dans des conditions totalement inhumaines. Bouleversant de dignité, Marcel, âgé de 2 ans en 1942, se penche doucement, lentement il allume une bougie pour son papa et sa maman, partis d’ici et jamais revenus.

S’il vous plaît, mon Dieu plus jamais cela !!

Brigitte Couzigou

Drancy « la cité de la Muette » : si cette ville a repris une vie active quelconque, elle raisonne aussi autrement dans notre mémoire. Je m’interroge sur le choix qui a été fait de conserver ces bâtiments à la location même après 81 ans : du mois d’août 1941 à août 1944, ces bâtiments en « U » ont été un lieu d’internement, de transit, et où des exactions ont été commises. Le mémorial jouxtant nous renvoie à toute cette barbarie. La paix, la voulons-nous vraiment ? Et aujourd’hui dans le monde !

La rencontre de la communauté juive, rue Copernic, a permis de mieux comprendre nos sœurs et frères juifs. J’ai apprécié le retour sur l’histoire de la création du sionisme et la présentation de la diversité des sensibilités au sein de la communauté juive, en général.

Dans l’un ou l’autre de ces lieux, la prudence, la vigilance sont omniprésentes : sécurité renforcée (vigile), portes blindées, sas.

Toujours le même mot : la paix.

En résumé : c’était passionnant, malheureusement trop court.

Marie-Laure Dio

Cette journée fut riche en rencontres humaines dans la simplicité et la vérité, autant avec les frères et sœurs du pèlerinage, qu’avec ceux et celles de la communauté juive, rencontrés à la Synagogue de la rue Copernic. Le moment de prière autour de notre frère, dont les parents furent arrêtés lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’, fut pour moi le moment le plus intense de ce pèlerinage. À ce moment de grand silence, étaient présents toutes ces victimes passées et actuelles de la barbarie. C’était en même temps un appel à rester ouvert au dialogue pour contribuer, petitement, à bâtir un monde de paix dans le respect mutuel.
Le père Christophe Le Sourt nous a bien préparés dans le car, à apprécier l’intervention du rabbin. Le chant final, « Shalom alerhem », résume à lui seul la richesse de cette journée. Merci à l’équipe !

Thérèse Grenet